Skip to main content
Remise de décoration à M. Eric Veteau

Remise de décoration à M. Eric Veteau

Publié le 22 juin 2012
Cérémonie de remise des insignes de Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques à M. Eric Veteau, Proviseur du lycée Rochambeau, et réception de départ.
Washington, June 21, 2012

Monsieur le Proviseur, Cher Eric,
Madame, Chère Sylvie,
Madame la Conseillère à l’Assemblée des Français de l’Etranger, Chère Christiane Ciccone,
Madame la Présidente du Board, Chère Catherine Schaeffer,
Mes chers amis,

Je voudrais souhaiter chaleureusement la bienvenue à chacune et chacun d’entre vous et remercier bien vivement notre cher Consul général, Olivier Serot Alméras, d’avoir organisé cette réception.

Nous sommes réunis ce soir pour exprimer notre profonde amitié à Eric Veteau et à son épouse Sylvie, et, croyez-le bien, ce ne sont pas seulement des mots.

Avec votre départ, cher Eric, aux termes des six années que vous aurez passées à Washington, c’est une page exceptionnelle qui se tourne.

Avec votre départ la communauté de Rochambeau dit au revoir à un grand proviseur, qui aura, et je me fais le porte-parole de tous ici présents je le sais, marqué de son empreinte l’histoire et la vie de cet établissement, qui est un peu le nôtre à tous.

Rappelons-nous les propos du Président de la République qui, il y a tout juste un mois à cette même place, tenait à souligner devant la communauté française l’excellence de Rochambeau. Difficile d’imaginer un plus bel hommage.

Rochambeau est en effet l’un des vaisseaux amiraux de la grande flotte de nos lycées français à l’étranger.

Or un grand vaisseau n’est rien sans son capitaine. Pas plus que ne le serait une équipe de rugby, je parle ici à l’amateur de ballon ovale que vous êtes.

En tant qu’expatriés nous sommes tous, à un titre ou à un autre, de passage.

Le vôtre aura marqué les esprits.
Ceux qui nous entourent ce soir, vos amis, vos soutiens - des professeurs, des parents d’élèves, des membres de l’équipe du lycée – mesurent bien le caractère unique et exemplaire de Rochambeau.

D’abord parce que le lycée français d’une capitale, a fortiori lorsqu’il s’agit de Washington, a un rôle d’entrainement pour notre communauté qui, on le vérifie tous les jours, est extrêmement sensible à tout ce qui fait la vie du lycée.

Aussi parce que Rochambeau est plus qu’un lycée français. C’est un établissement international, qui tire sa force et sa réputation de son ancrage dans la communauté américaine et de son ouverture aux francophones et aux francophiles de Washington qui croient dans les valeurs du lycée Rochambeau.

Des valeurs qui s’efforcent de tirer le meilleur du système français et du système américain, et toujours placent l’humain au cœur du projet de l’établissement.

Enfin, parce que pendant ces années où il vous est revenu d’écrire et de porter le projet du lycée, vous avez su agir en parfait accord avec la politique du Board d’un côté, un Board auquel je voudrais aussi exprimer mes chaleureux remerciements, et la vision portée par l’AEFE à Paris de l’autre. Et ce dans un souci permanent de l’intérêt général et, au premier chef, de l’intérêt de nos chers élèves.

Un lycée qui réussit se reconnait à des professeurs heureux et à des élèves dans leur élément : avec vous, sous votre autorité et pendant toutes ces années, c’est ce que nous avons ressenti.

J’en veux pour preuve la fierté qui est à chaque fois la nôtre de faire visiter l’établissement à nos ministres et à nos élus quand ils viennent à Washington et que nous voulons leur montrer ce que notre système sait produire de mieux à l’étranger.

Dans un lycée comme Rochambeau, réparti sur trois campus, il ne suffit pas d’accompagner le mouvement des jours au gré des rentrées et des examens, il faut aussi avoir une vision, il faut sans cesse penser à bâtir pour l’avenir. Et bien cette capacité de vision, c’est l’une de vos caractéristiques.

Mesdames, Messieurs, j’ai l’immense joie ce soir, en cette circonstance émouvante, de remettre à notre ami Eric Veteau la médaille de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques.

Cette belle distinction qui vous a été décernée par le Ministre de l’Education nationale, sur la proposition de cette ambassade, je suis particulièrement heureux de pouvoir vous la remettre avant votre départ en Chine.

Vos mérites éminents à la tête du lycée Rochambeau justifieraient, à eux-seuls, cette distinction.
Mais d’autres étapes de votre carrière méritent également d’être rappelées ici.

Durant vos études supérieures, depuis l’obtention de votre baccalauréat en 1983 jusqu’à votre stage pratique de professeur certifié pendant l’année scolaire 1988/1989, votre cœur balance.
Vous vous engagez d’abord dans la voie d’études commerciales au Lycée Gabriel Touchard du Mans. Et déjà, le destin ou la providence vous adresse un premier clin d’œil que vous ne pourrez reconnaître que rétrospectivement et bien plus tard, puisque le Lycée où vous allez étudier pendant deux ans, de 1983 à 1985, est situé place Washington et connu au Mans sous l’appellation de Lycée Washington…

Incertain de votre intérêt pour ces filières commerciales, vous envisagez ensuite de devenir professeur d’éducation physique et sportive, avec, déjà, une certaine tendresse pour le ballon ovale.

Et à ce stade de votre vie, vous trouvez votre vocation. Vous passez et réussissez le concours de l’Ecole normale d’instituteurs du Mans, et dans la foulée vous tentez et réussissez brillamment du premier coup le CAPES d’économie et de gestion en 1988, ce qui vous conduit au Centre pédagogique de Rennes, où vous passez votre année de professeur stagiaire de 1988 à 1989.

S’ouvre alors l’étape africaine de votre vie. Vous passez huit années en effet en Mauritanie, de 1989 à 1997, successivement comme volontaire du service national, professeur d’économie et de gestion au Lycée commercial de Nouakchott, puis responsable au sein de ce même lycée du développement de la formation continue. Ces huit années passées en Mauritanie, entre la mer et le désert, auront, sans aucun doute, compté parmi les plus belles de votre vie, cela d’autant plus que c’est à Nouakchott, le 28 juin 1993, que vous épousez Sylvie, que vous aviez rencontré au Mans et qui vous avait suivi, sans hésitation, en Mauritanie.

A l’issue de ce premier épisode africain, vous rentrez en France où vous allez rester cinq ans. Cinq années qui seront marquées par un tournant professionnel important, puisqu’après avoir exercé les fonctions de principal-adjoint au Collège Les Chalais dans l’académie de Rennes, vous vous décidez à sauter le pas et vous vous présentez au concours national de recrutement des personnels de direction où vous êtes reçus deuxième sur 750 !

Suite à ce concours, vous êtes nommé proviseur-adjoint au Lycée Sévigné en Ille-et-Vilaine, véritable vitrine de la région Bretagne, où vous apprenez le métier de chef d’établissement auprès d’un proviseur exceptionnel, Charles LEJEUNE, agrégé de mathématiques, que vous considérez comme un modèle.

A l’été 2002, lorsque le ministère des Affaires étrangères vous propose de manière inattendue une mission au Sénégal, l’appel de l’Afrique se fait à nouveau entendre et, en plein accord avec votre femme, vous acceptez de repartir. Entre 2002 et 2006, vous occupez ainsi d’importantes fonctions au ministère de l’Education du Sénégal, au cabinet du Ministre en particulier.

Vous réussissez brillamment et, à l’été 2006, s’ouvre un nouveau chapitre de votre vie. Vous débarquez en Amérique ; c’est le début de votre grande et belle aventure au Lycée Rochambeau.

Le reste est une histoire que tout le monde ici connaît bien : trois ans en tant que proviseur-adjoint, puis la succession en tant que proviseur. Vous vous imposez très rapidement avec volonté et diplomatie comme chef d’établissement et, avec l’aide de la Présidente du Board Catherine Schaeffer, que vous me permettrez d’associer à cet hommage, vous engagez le Lycée Rochambeau dans cette dynamique ascendante, dans cette spirale vertueuse que nous pouvons célébrer aujourd’hui.

Monsieur le Proviseur, Cher Eric,
Vous avez magnifiquement réussi à ce poste ô combien important et exigeant. Votre vision, votre leadership, vos qualités humaines aussi de disponibilité et d’attention aux autres sont pour nous une vraie source d’inspiration, et vous êtes un superbe ambassadeur de l’éducation et de la culture françaises.

Nous vous regretterons profondément et nous vous adressons, à vous-même et à votre famille, nos vœux les plus chaleureux de bonheur et de succès dans cette nouvelle étape de votre vie. Une étape qui, après l’Afrique et l’Amérique, vous conduira en Chine, à la tête du grand Lycée français de Shanghai.

C’est pour vous une nouvelle page qui s’ouvre, une formidable opportunité aussi, et sachez que vos très nombreux amis de Washington ne vous oublieront pas.

C’est donc avec beaucoup de fierté et d’émotion aussi que je vais maintenant vous remettre cette haute distinction.

Eric Veteau, au nom du gouvernement de la République, nous vous faisons Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques.

      haut de la page